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SCOTCH & PENICILLIN
 La petite santé 

Je crois que je me suis cassé le nez.
 Le patriarcat en bagnole 

Je me déplace à vélo depuis mes années étudiantes où je me suis rendu compte que c'était plus économique que l'abonnement de transport en commun. J'habite toujours en ville  Mon travail est à trois kilomètres de mon domicile. Le trajet me prend à peine quinze minutes.
Généralement mes déplacements se passent bien mais parfois des voitures ne respectent pas les distances de sécurité ou les sas vélo. Dans ce cas là j'essaye de faire preuve de pédagogie et d'expliquer la situation à l'automobiliste concerné (on se retrouve bien souvent au feu rouge suivant). Parfois l'échange reste courtois. Parfois je me retrouve face à une boule de haine et je me fais insulter. Ça me rend dingue. Je travaille là dessus.
Quand j'étais encore sur Twitter je suivais des "vélotafeurs" filmant leurs déplacements. Des vidéos comme celle ci ou celle là me rendaient fou furieux (et c'est encore le cas aujourd'hui : ma tension vient d'augmenter de 3 points rien qu'en les regardant) et je devenais à mon tour agressif lors de mes déplacements. J'ai arrêté Twitter pour me préserver.
Généralement mes déplacements se passent bien car avec l'expérience, j'ai appris à anticiper les risques. Je sais que sur un giratoire une voiture risque certainement de me couper la route. J'agis toujours comme si le conducteur ne m'avait pas vu (malgré mes 3 phares et mon gilet fluo). J'arrive même à savoir, à l'oreille, si la camionnette qui arrive derrière moi dépasse la limitation de vitesse "zone 30" (réponse : toujours). En fait j'ai développé un radar à emmerdes et lorsque je me déplace j'arrive à prévoir les situations où je vais être en danger (je n'exagère pas).
Ce constat m'a rappelé des choses entendues et lues : devoir faire des détours ou changer de trottoir, éviter de circuler la nuit, contourner les situations dangereuses, devoir argumenter et se justifier alors que le droit est pour moi... Chaque jour, pendant une demi-heure, j'active des mécanismes de défense. À travers ma situation privilégiée d'homme blanc cisgenre je ne fais qu'entrapercevoir, pendant 30 minutes, le quotidien de toutes les femmes. Et je trouve ça épuisant.
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En complément : l'émission de France culture "L’automobile et nous : Cylindré, virilité, agressivité"
Et si vous roulez à vélo, je vous conseille la lecture de Que faire en cas d’accident à vélo? Comment apprendre de ses erreurs

 
fig. 28 - Procédé "à la cuiller"
 Passion nécro 
Comme les petits vieux qui regardent les pages Obsèques du Maine Libre pour y retrouver les anciens copains, j'ai pour rituel quotidien (aux toilettes du travail) de consulter la page "morts récentes" de Wikipédia.
C'est vraiment très instructif. J'y trouve des personnalités pas assez célèbres pour faire la une des infos (RIP Gershon Kingsley) mais aussi des inconnu
·e·s aux vies assez extraordinaires.
Connaissiez-vous Dyanne Thorn ? Actrice dont la biographie se résume à : "Elle devient actrice à la fin des années 50 par l'intermédiaire d'un riche producteur qui fut un temps son amant. Elle connaît le succès en 1975, avec le film Ilsa, la louve des SS. Elle reprend le rôle dans deux suites Ilsa, gardienne du harem (1976) et Ilsa, la tigresse du goulag (1977), tournant au passage pour Jess Franco dans Greta, la tortionnaire (1977). Pourtant, elle reste associée au personnage d'Ilsa, ce qui limite fortement sa carrière par la suite."
Et Jhon Jairo Velásquez ? surnommé « Popeye », c'était un tueur à gage à la solde du cartel de Medellin avec plus de 250 victimes à son actif. Cet enfoiré est mort tranquillou d'un cancer.
Et Elizabeth Wurtzel ? auteure de Prozac Nation à la vie aussi chaotique qu'inrésumable (et dont la bio fera certainement un mauvais film sur Netflix).
Personne agée lisant le journal
 Deux-mille-vingt (pt. 1) 
  • RunKeeper m'informe que j'ai couru 5 000 km depuis que j'utilise l'appli (dont 140 cette année).
  • J'ai vu Angèle et Bruit Noir en concert (pas le même soir).
  • J'ai lu (et beaucoup aimé) Un an, de Jean Echenoz, Jouir, de Sarah Barmak et Apollo de Zack Scott.
  • J'ai vu Le lac aux oies sauvages que j'ai trouvé surcoté (même si, comme dans tout film chinois qui se respecte, il y a une scène de slurpage de nouilles).
  • J'ai fais l'acquisition d'une peinture d'Antoine Marchalot.
  • J'ai lancé une nouvelle newsletter consacrée à Jean-Luc Le Ténia
 ...Et encore quelques liens pour finir 
  • Comment dessiner un cheval ? (ce n'est pas facile)
  • "Billboard" de Wednesday sonne comme ces groupes américains d'il y a 25 ans, une époque où ils n'étaient même pas nés.
  • "The Most Unwanted Song" est "une chanson créée par les artistes Komar et Melamid et le compositeur Dave Soldier en 1997. La chanson a été conçue pour incorporer des éléments lyriques et musicaux qui dérangeaient la plupart des gens. Ces éléments comprenaient des cornemuses, de la musique de cow-boy, un chanteur d'opéra qui rappait et une chorale d'enfants qui incitait les auditeurs à faire leurs courses chez Walmart."
    J'ai tenu 13 minutes (sur les 22 de la chanson). J'ai craqué à l'accordéon.
  • J'ai beaucoup aimé Serge le mytho. Jonathan Cohen me fait beaucoup rire et l'épisode du Floodcast où il est invité reste l'un des trucs les plus drôles entendus en 2019. Et puis il y a Fckng Fred.
  • Un truc chelou pour finir.
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Dédié à :
LIl Bub, petite chatte mignonne qui fait avancer la science. Good Job Bub !
Vaughan Oliver, graphiste auteur des plus beaux visuels de pochette des années 90.
John Baldessari, artiste conceptuel rigolo
 

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